Les volets roulants représentent un élément essentiel de nos habitations, mais leur exposition permanente aux intempéries accélère leur dégradation. Plutôt que d’investir dans un système complet, nous pouvons remplacer uniquement le tablier de lames endommagé. Cette approche permet d’économiser jusqu’à 60% du coût d’un volet neuf tout en conservant le mécanisme existant. Selon les données du secteur, environ 3,2 millions de tabliers sont remplacés chaque année en France, contre seulement 1,8 million de volets complets installés. Cette démarche s’inscrit dans une logique de rénovation raisonnée, privilégiant la réparation au remplacement systématique.
Préparer le chantier et accéder au mécanisme
Avant toute intervention, nous devons identifier le type de coffre qui abrite le mécanisme d’enroulement. Trois configurations existent sur le marché : le coffre intérieur accessible depuis la pièce, le coffre extérieur fixé en façade, ou le coffre intégré dans la maçonnerie. Cette dernière version nécessite parfois de créer une trappe de visite pour faciliter les interventions futures. L’ouverture du coffre constitue la première étape technique de l’opération.
Testez votre intuition sur les volets roulants
Selon vous, quel est le poids moyen d’un tablier PVC standard de 2m x 2m ?
Une fois le coffre accessible, nous observons attentivement le sens d’enroulement du tablier autour de l’axe. Cette information reste cruciale pour la pose du nouveau tablier. Les lames s’enroulent soit vers l’intérieur soit vers l’extérieur selon la configuration initiale. Nous déroulons ensuite complètement le tablier pour libérer les points de fixation. Cette manipulation doit s’effectuer avec précaution pour éviter tout blocage dans les coulisses latérales.
Le retrait des fixations varie selon les modèles installés. Les systèmes les plus récents utilisent des attaches clipsées ou vissées sur la première lame. Les installations plus anciennes présentent parfois des vis traversant directement la lame pour la solidariser au tube. Nous recensons en moyenne quatre types de fixations différentes sur le marché français. La documentation technique du fabricant facilite cette étape en précisant le système de fixation employé.
Déposer l’ancien tablier et préparer l’installation
Après avoir libéré toutes les fixations, nous retirons l’ancien tablier en le tirant depuis le haut du coffre. Cette extraction demande une certaine dextérité pour éviter que les lames ne se coincent dans les glissières. Les tabliers en PVC pèsent généralement entre 8 et 15 kg selon leurs dimensions, tandis que les versions aluminium atteignent 12 à 22 kg pour des surfaces équivalentes. Nous recommandons systématiquement une intervention à deux personnes pour les volets dépassant 2 mètres de largeur.
La lame finale, également appelée lame de sortie, mérite une attention particulière. Si celle-ci reste en bon état, nous la conservons en la faisant coulisser hors de l’ancien tablier. Cette pièce assure l’étanchéité en bas du volet et intègre souvent les butées coniques. Son remplacement n’intervient que si elle présente des fissures ou des déformations visibles. Dans 70% des cas selon nos observations, cette lame peut être réutilisée sans problème.
| Type de tablier | Poids moyen (2m x 2m) | Durée de vie estimée | Coût de remplacement |
|---|---|---|---|
| PVC standard | 10-12 kg | 15-20 ans | 150-250€ |
| PVC renforcé | 12-15 kg | 20-25 ans | 200-300€ |
| Aluminium | 15-18 kg | 25-30 ans | 300-450€ |
| Aluminium isolant | 18-22 kg | 30-35 ans | 400-600€ |
Le moment du remplacement offre l’opportunité de modifier le matériau ou la couleur du tablier. Nous pouvons passer d’un modèle PVC à un tablier aluminium plus résistant, ou simplement choisir une teinte différente pour rafraîchir l’esthétique de la façade. Cette flexibilité explique pourquoi 45% des remplacements s’accompagnent d’un changement de finition. Tout comme nous pouvons dissimuler des installations électriques pour améliorer l’aspect visuel, le choix du nouveau tablier participe à l’harmonisation de l’ensemble.

Installer le nouveau tablier et finaliser l’assemblage
L’installation du nouveau tablier débute par l’engagement de la lame finale au-dessus du tube d’enroulement. Nous conservons le tablier partiellement enroulé sur lui-même pour faciliter cette opération. Le respect du sens d’enroulement observé initialement garantit le bon coulissement dans les glissières. Les lames doivent s’insérer sans forcer dans les rails latéraux. Toute résistance anormale indique une erreur de positionnement qu’il convient de corriger immédiatement.
Nous guidons progressivement le tablier jusqu’en position basse en vérifiant que chaque lame glisse correctement. Cette descente contrôlée évite les torsions susceptibles d’endommager le nouveau tablier. Une fois en position, nous procédons à la fixation sur le tube d’enroulement. Les attaches souples constituent la solution moderne privilégiée par les professionnels. Ces dispositifs se clipsent ou se vissent selon les modèles, en respectant une répartition minimale d’une attache tous les 50 centimètres.
Les règles de fixation suivent des normes précises :
- Installer au minimum deux attaches par tablier, quelle que soit la largeur
- Ajouter une attache supplémentaire tous les 50 centimètres pour les volets larges
- Privilégier les attaches rigides avec verrous pour renforcer la sécurité
- Vérifier le serrage de chaque fixation avant de poursuivre
- Contrôler l’alignement du tablier par rapport aux coulisses latérales
Les attaches représentent des éléments d’usure qu’il convient de renouveler tous les 10 ans environ. Leur remplacement systématique lors du changement de tablier prolonge la durabilité globale de l’installation. Les modèles avec verrous offrent une protection accrue contre les tentatives d’effraction, un argument qui séduit de plus en plus de propriétaires conscients des enjeux sécuritaires.
Régler et vérifier le fonctionnement final
La lame finale nécessite la fixation des butées coniques qui déterminent la course du volet. Nous perçons deux orifices aux extrémités pour visser ces butées. Leur positionnement doit permettre au tablier de descendre complètement sans forcer sur le sol. Un jeu de 5 à 10 millimètres entre la lame et le sol garantit un fonctionnement optimal sans frottement excessif. Cette précision évite une usure prématurée et réduit les nuisances sonores lors des manœuvres.
Nous testons ensuite le fonctionnement complet du volet depuis la commande, qu’elle soit manuelle ou motorisée. Les volets équipés d’un moteur nécessitent un réglage des fins de course haute et basse. Cette programmation diffère selon les fabricants et les modèles de motorisation. Les systèmes radio modernes simplifient cette étape grâce à des procédures d’apprentissage automatique. Les versions filaires plus anciennes requièrent parfois un ajustement manuel des butées mécaniques intégrées au moteur.
Le contrôle final vérifie plusieurs points essentiels : l’absence de bruit anormal pendant la montée et la descente, le coulissement fluide dans les glissières, l’arrêt précis en position haute et basse, et la bonne tenue du tablier à l’arrêt. Nous recommandons d’effectuer une dizaine de cycles complets pour détecter d’éventuels défauts de réglage. Cette vigilance, similaire à celle requise lors de l’installation d’équipements sanitaires, garantit un résultat durable. Les fabricants estiment qu’un tablier correctement installé et entretenu fonctionne sans intervention pendant 15 à 25 ans selon les matériaux choisis.














