Vous rénovez votre maison et vous hésitez entre un poêle classique et une cheminée plus originale. On voit souvent la cheminée suspendue dans les magazines de décoration, avec son foyer en acier accroché par son conduit au plafond. Avant de vous décider, vous voulez surtout savoir une chose : chauffe-t-elle vraiment la pièce ?

Chauffage ou agrément : quelle énergie choisir ?

L’expression « cheminée suspendue » désigne d’abord un mode de pose. Le foyer est fixé au plafond par son conduit, et un même modèle existe souvent en plusieurs énergies. Son usage dépend donc de l’énergie retenue.

Pour chauffer un séjour, il faut un foyer fermé et vitré, au bois ou au gaz. Les modèles au bois destinés au chauffage sont aujourd’hui conformes aux exigences Ecodesign, la réglementation européenne qui encadre le rendement et les émissions des appareils de chauffage. Avec le gaz, vous allumez le feu sans préparer de bûches et vous réglez la hauteur des flammes. Sur les modèles suspendus, le gaz arrive par le plafond.

Le bioéthanol et l’électrique relèvent d’une autre logique. Sans fumée, ces foyers s’installent sans conduit ni sortie en toiture, en appartement comme à l’étage. On les choisit pour le plaisir de la flamme plus que pour véritablement chauffer la maison. Si vous souhaitez un appareil de chauffage efficace, orientez-vous vers le bois ou le gaz.

Plafond, conduit et sol : les vérifications avant la pose

Suspendre un foyer suppose un plafond capable de le porter. Le foyer, son conduit et la platine de fixation sont accrochés à la structure porteuse du plafond ou de la toiture. Avant tout devis, un professionnel vérifie donc l’état de la dalle ou de la charpente. Il faut aussi tenir compte du volume de la pièce : si la hauteur sous plafond est importante, vous pouvez opter pour un foyer de grand diamètre ; sous une hauteur réduite, mieux vaut un modèle compact. Le conduit, lui, reste visible entre le plafond et le foyer, et sa longueur se décide en même temps que l’emplacement.

Pour le bois et le gaz, prévoyez également le passage du conduit de fumée à travers les étages, jusqu’à sa sortie sur le toit. En construction neuve, ce tracé est intégré dès les plans. En rénovation, il reste possible, au prix de travaux plus importants.

Le foyer pivotant, une invention de 1968

Jusqu’à la fin des années 1960, une cheminée était adossée à un mur ou un poêle était posé au sol. En 1968, le sculpteur Dominique Imbert, fondateur de Focus, imagine le premier foyer suspendu : un foyer en acier fixé sous le plafond, capable de pivoter sur 360 degrés. Vous pouvez ainsi orienter le foyer vers la partie de la pièce où vous vous trouvez.

Ce premier modèle, le Gyrofocus, mesure 1,25 mètre de diamètre et existe aujourd’hui à bois en version vitrée (destiné au chauffage), et également au gaz et au bioéthanol (pour l’agrément). Pour comparer ces trois énergies sur un même design, vous pouvez voir le modèle Focus et les autres foyers suspendus de la collection. Sa réédition vitrée au bois a reçu en 2023 un German Design Award, dans la catégorie consacrée aux classiques du design et aux rééditions.

Une pose confiée à un professionnel qualifié

On n’installe pas soi-même une cheminée suspendue.

Les distances à laisser avec un mur, les baies vitrées, le mobilier et les textiles figurent dans la notice technique de chaque modèle et changent avec l’énergie et la puissance du foyer. Dans une maison basse consommation, demandez un foyer étanche, qui puise son air de combustion à l’extérieur sans perturber la V.M.C. de la pièce.

Quelle que soit l’énergie du foyer, l’installation doit être confiée à un professionnel qualifié, compétent dans la pose d’appareils de chauffage. Pour un modèle suspendu, le revendeur prend les mesures sur le lieu d’installation, vérifie l’implantation, calcule la longueur du conduit intérieur et extérieur. Il transmet l’étude au fabricant pour validation avant la passation de la commande définitive.